D'abord attendu à la mi-novembre, repoussé au 12 décembre 2005, puis au 6 février 2006, In My Mind est (enfin) disponible depuis le 24 juillet dernier. Pour expliquer ce retard, Pharrell parle de son emploi du temps chargé et de son insatisfaction à l'écoute de ses titres...Peu importe ! Sur ce 14 titres, mi-hip-hop, mi-R&B, parce que "c'est à travers ces musiques que Pharrell Williams [s'] exprime", on retrouve un tas d'artistes pour lesquels Pharrell a travaillé. In My Mind commence avec le single mille fois entendus, Can I Have It Like That, en featuring avec Gwen Stefani et à chaque morceau, c'est la découverte d'un nouveau son. En guise de pochette d'album, Pharrell Williams a choisi l'avatar Skateboard P, son double que tu trouves sur son livret et sur internet pour tes petites discussions...Revenons au disque. Alors que certains regrettent le manque d'originalité car cela sonne comme déjà entendu, d'autres y voient la marque du maitre de la musique. Difficile d'expliquer ce sentiment de "déjà vu", mis à part que cela peut provenir de la touche Pharrell, présente chez beaucoup d'artistes (Justin Timberlake, Britney Spears, Jay Z, Nelly, Mariah Carey...Qui ne fait pas un album sans Pharrell ? La liste entière pourrait prendre toute la chronique). Pas évident donc, d'étonner lorsque ses sons sont classés parmi les classiques. Mais Pharrell va jusqu'au bout et ça marche. Avec les expérimentales (synthé, électro...tout y est) How does it Feel ? et Best Friend, Pharrell Williams balance des musiques dignes des dancefloor. Keep It Playa, en duo avec Slim Thug semble plus porté sur la musique "South" version light malgré la répétition du son crunk. Avec Snoop Dogg, c'est sur une musique love, That Girl, qu'il nous parle de la gent féminine et sur Angel, sa petite voix en fera craquer plus d'une.
A l'image de Baby (feat.Nelly) ou Young Girl / I really like You, en featuring avec Jay Z, c'est du côté des ambiances 80's qu'il a puisé ses influences musicales. C'est ce qu'il se passe pour Number One, avec Kanye West, qui pourrait être la chanson la plus Pharrell (tu sais, ce petit air reconnaissable entre 1000) de l'album. Avec ses variations de voix, Pharrell recrée l'atmosphère de Frontin', où Jigga était au refrain (1 essai d'un solo qui est finalement arrivé sur la compile The Clones en 2003). L'association des deux beaux gosses du rap –Pharrell et Kanye-, ciglés LV de la tête aux pieds et symboles d'un hip-hop "adulte", arrive à point.
Enfin, celui qui a décidé de changer de nom (tu n'étais pas au courant ?) en optant pour Skateboard P n'oublie pas de présenter une nouvelle recrue, Lauren, qui pose sur Show You How to Hustle. Seul petit reproche possible, l'absence de Chad pour épauler son double. Mais finalement, l'attente de In My Mind était méritée.